Biographie

Grégory Privat naît en Martinique, dans une famille où la musique occupe une place centrale : son père, José Privat, est le pianiste du groupe emblématique Malavoi. Initié au piano dès l’âge de six ans, le jeune Grégory suit une décennie de formation classique avant de se tourner vers l’improvisation et le jazz. Parallèlement à des études d’ingénieur à Toulouse entre 2004 et 2007, il multiplie les scènes dans les clubs de jazz locaux, où se dessine peu à peu sa vocation.

Les compétitions internationales confirment rapidement son potentiel : demi-finaliste au concours de piano du Montreux Jazz Festival en 2008, puis au Concours Martial Solal en 2010. En 2012, à 27 ans, il fait le choix décisif de quitter l’ingénierie pour se consacrer entièrement à la musique.

Son premier album, Ki Koté (2011), pose les bases d’un langage personnel où les racines caribéennes dialoguent avec l’écriture jazz. Suivent Tales of Cyparis (2013), album-concept inspiré de l’unique survivant de l’éruption de la Montagne Pelée en 1902, puis Luminescence (2015), duo avec le maître du gwoka Sonny Troupé, qui lui vaut une nomination aux Victoires du Jazz (Révélation de l’année, Prix Frank-Ténot). La même année, il rejoint le quartet Liberetto du contrebassiste suédois Lars Danielsson, une collaboration qui l’installe durablement sur les scènes européennes et le fait signer chez ACT Music, label sur lequel paraît son album en trio Family Tree (2016).

En 2019, Grégory Privat fonde son propre label indépendant, Buddham Jazz, sur lequel il développe désormais l’ensemble de son travail : Soley (2020, trio), Yonn (2022, son premier album en solo, un dialogue intime entre piano et voix), Nuit & Jour (2023, improvisations solo), Phoenix (2024, trio) et 22 (2025), duo avec le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart. Son dernier album, Darling (2026), marque une nouvelle étape : son troisième disque entièrement solo, sur lequel il joue lui-même tous les instruments.

Depuis quelques années, Grégory Privat assume pleinement une autre facette de son art : le chant. Sur plus d’une dizaine de morceaux de ses trois derniers albums, en français et en créole, sa voix rejoint le piano comme un second instrument à part entière. Ses chansons créoles, à l’image de « Supernova », ont été reprises en chœur par des publics aussi éloignés que la France, l’Allemagne, la Turquie ou l’Estonie — signe d’une portée qui dépasse largement les frontières du jazz.

Reconnu par ses pairs et par la critique internationale, Grégory Privat a reçu le Prix Adami « L’Artiste à suivre » en 2023, le Prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz, et a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture en 2025.

Sur scène, seul, en duo ou en trio, au piano comme au chant, Grégory Privat propose un jazz habité, où la mémoire créole et l’écriture contemporaine se rencontrent dans une intensité sans retenue.

Distinctions

  • Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, ministère de la Culture (2025)
  • Prix Django Reinhardt, Académie du Jazz (2023)
  • Élu meilleur pianiste français de l’année par Jazz Magazine / Jazz News (Best of Jazz 2024-2025)
  • Prix Adami « L’Artiste à suivre » (2023)
  • Nomination aux Victoires du Jazz — Révélation de l’année, Prix Frank-Ténot (2015)

Presse

Il faut savoir bifurquer. Le phénix renaît chaque fois de ses cendres.Le Monde

Grégory Privat a tout d’un grand. Citizen Jazz

La souplesse de son phrasé, l’amour de la mélodie, sa technique accomplie et la parfaite maîtrise du flux musical le classent déjà chez les grands. Jazz Magazine

De la première à la dernière note, le pianiste s’engage corps et âme dans d’éblouissantes improvisations. […] Un concert dont on ressort tout sourire. Télérama

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© Grégory Privat Music | Photos : Dan Beal - Roch Armando - Olivier Barau